4 parcours d’entrepreneurs atypiques

Par Solène Pignet, Fondatrice de Creators For Good

Vivre à l’étranger est une opportunité extraordinaire. Enrichissante personnellement, l’expatriation est souvent aussi perçue comme « un atout pour le CV ». Oui mais voilà, en pratique, il n’est pas si facile d’évoluer professionnellement dans un pays qui n’est pas le sien.

C’est le cas pour nous, expatriés en Turquie, où s’accumulent barrière de la langue, grandes difficultés pour obtenir un visa de travail, et conditions salariales locales souvent peu attrayantes.

Alors comment faire sans « contrat d’expat », pour ceux qui suivent un conjoint, ou qui souhaitent simplement évoluer dans leur carrière en changeant de travail ?

Une solution émerge et séduit de plus en plus d’expatriés : l’entrepreneuriat. Sortez le nez des sites d’annonces d’emplois (et n’écoutez pas votre cousin Bernard qui pense avoir l’idée du siècle en vous conseillant : « tu n’as qu’à donner des cours de français ! »), et lisez plutôt les témoignages suivants !

Nous avons demandé à 4 francophones, devenus entrepreneurs au cours de leur expatriation en Turquie, de partager leur expérience :

reconversion entrepreneur à Istanbul - Meriem

  • Pourquoi avoir décidé d’entreprendre à Istanbul ?

Après avoir enseigné les Sciences Physiques pendant 5 ans au Lycée Galatasaray, j’ai pris un congé parental pour voir grandir mes 2 petits garçons. A l’issue de ce congé, j’avais très envie de créer mon entreprise, et je cherchais une idée originale, un concept qui conviendrait à mes attentes personnelles. Je suis convaincue que l’on peut avoir plusieurs vies professionnelles aujourd’hui, surtout pour les personnes qui comme moi ont cette envie d’entreprendre en elles.

  • Comment as-tu choisi ta nouvelle activité ?

C’est un hasard et un heureux hasard ! J’avais réfléchi à plusieurs voies possibles mais elles étaient trop compliquées à mettre en place pour démarrer dans l’entrepreneuriat. J’ai rencontré les françaises qui avaient créé petitjournal.com d’Istanbul, et qui cherchaient un(e) repreneur (se). Il fallait investir une certaine somme, pour racheter le fonds de commerce… je sais que cela a fait réfléchir beaucoup d’acheteurs potentiels, mais moi j’étais décidée, malgré les réticences de mon entourage ! Je sentais que diriger un journal, en m’entourant des bonnes personnes, allait être un beau challenge.

  • Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ta « nouvelle vie » d’entrepreneur(e)?

Evidemment les mêmes avantages que tous les entrepreneurs : la liberté de travailler où l’on veut, le choix des horaires, être son propre patron, et être fière du chemin parcouru. Entreprendre permet de rencontrer beaucoup de nouvelles personnes, permet de se connaître aussi soi-même un peu mieux, et ouvre le champ des possibles…

Meriem Draman, responsable du petitjournal.com d’Istanbul

www.lepetitjournal.com/Istanbul

 

reconversion entrepreneur à Istanbul - Rémi

  • Pourquoi avoir décidé d’entreprendre à Istanbul ?

Ma femme est Turque et nous sommes venus nous installer à Istanbul, au départ pour des raisons familiales. Je travaillais alors encore pour Honeywell, en home-office. 3 ans plus tard en 2011, une bonne idée, une Turquie en plein essor, une croissance et un dynamisme économique à faire pâlir le monde entier… cela m’a donné envie de faire le pas à Istanbul.

  • Comment as-tu choisi ta nouvelle activité ?

L’idée de créer les coffrets cadeaux en Turquie est venue par hasard, lors d’une discussion avec ma femme et des amis. En parlant de la réussite de ce concept en France, et constatant que ça n’existait pas en Turquie, je me suis lancé. L’envie de devenir entrepreneur me démangeait déjà depuis longtemps et est passé de près plusieurs fois… cette fois, c’était la bonne !

  • Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ta « nouvelle vie » d’entrepreneur(e)?

Travailler pour sois n’est pas de tout repos, mais apporte des satisfactions très différentes qu’un travail salarié. La liberté de créer et de pouvoir prendre ses propres décisions est vraiment très motivante, et on touche du doigt les résultats de son travail tous les jours ! De plus, tout est plus rapide dans une petite structure, chez Honeywell chaque décision était une montagne à gravir…

Rémy Asensio, Fondateur de Giftibox

www.giftibox.com

reconversion entrepreneur à Istanbul - Sandrine

  •  Pourquoi avoir décidé d’entreprendre à Istanbul ?

Cela faisait 6 ans que je travaillais à Istanbul avec des horaires de fou. J’adore construire de nouvelles choses mais j’étais limité en terme d’évolution interne. Je me suis dit que c’était le bon moment de me lancer moi-même, de construire quelque chose pour moi.

  • Comment as-tu choisi ta nouvelle activité ?

Je me suis rendu compte à l’occasion de différents évènements qu’il existait un énorme fossé entre les associations & ONG turques et de nombreuses personnes qui souhaitent les aider sans savoir comment… J’ai donc construit une solution, là où j’ai identifié un manque.

  • Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ta « nouvelle vie » d’entrepreneur(e)?

Ce que j’apprécie le plus, c’est la satisfaction de faire quelque chose qui ait un vrai impact sur beaucoup de gens – comme en témoignent les ONGs et les volontaires. Et l’influence positive de ce que je fais sur la manière dont mes enfants réfléchissent au monde qui les entoure !

Sandrine Ramboux, fondatrice de C@rma

www.4carma.com

reconversion entrepreneur à Istanbul - Mélanie

  • Pourquoi avoir décidé d’entreprendre à Istanbul ?

Au début, comme je ne trouvais pas de travail, c’était la seule solution pour pouvoir continuer à avoir une activité professionnelle. Et puis, je me suis découverte une âme d’entrepreneure : Istanbul est la ville idéale, on a l’impression que tout est possible ici.

  • Comment as-tu choisi ta nouvelle activité ?

Je créais déjà des invitations pour les amis et je dessinais dans mon coin, mais n’ayant pas fait d’études de graphisme, je ne me sentais pas légitime pour en faire mon métier.

En arrivant à Istanbul, dans une nouvelle ville, un nouveau pays, où il fallait repartir à zéro, je me suis dit que c’était le moment idéal pour se lancer.

  • Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ta « nouvelle vie » d’entrepreneur(e)?

Tout ! Mais surtout la liberté de faire ses propres choix, d’organiser son planning, de travailler d’où je veux. Et aussi le sentiment que l’avenir est ouvert à toutes les opportunités, puisqu’on devient plus à même de les voir et de les saisir quand il le faut.

Mélanie Özgenler, graphiste-illustratrice freelance et auteure du blog Ala Turca

www.melanieozgenler.com

 Ils l’ont fait, alors, pourquoi pas vous ?!

L’aventure vous tente, mais déjà, les interrogations s’accumulent…

  • Est-ce possible sans (vraiment) parler turc ?
  • Combien est-il nécessaire d’investir pour démarrer ?
  • Quel statut légal adopter – s’enregistrer en France, en Turquie, ailleurs ?
  • Cela vaut-il le coup alors que vous allez peut-être changer de pays dans les années à venir ?
  • Et surtout : quoi faire ?!

Heureusement, VIApro est là 😉

> Rendez-vous le Jeudi 15 Octobre à 11h, pour une conférence qui vous aidera à définir si l’entrepreneuriat est une solution viable pour vous (ou pas), et vous donnera les clefs pour savoir par où commencer:

>> Cliquez ici pour vous inscrire <<

Conférence animée par Solène Pignet, entrepreneure à Istanbul (fondatrice de Creators for Good), qui a accompagné des entrepreneurs à se lancer dans une dizaine de pays.

Solène animera la série de workshop « création d’entreprise nomade » pour VIApro à partir de Novembre 2015. Plus d’info lors de la conférence, ou en contactant VIA Pro.